Je viens de prendre
connaissance d'un article paru il y a quelques jours au sujet des ravages de la
pornographie chez les adolescents britanniques[1] à
l’occasion d’une récente étude faite outre-Manche. Nul doute que la situation
est du même ordre chez nous. Pour autant, je n'ai pas entendu notre ministre de
la jeunesse s'en émouvoir ! Je me suis amusé à faire une recherche sur Google.
Je n'ai rien trouvé ! Sans doute s'intéresse-t-elle à la pédophilie, à la
prostitution et promeut-elle la loi du genre mais la pornographie n'est pas au cœur
de ses préoccupations ! Et pourtant que de dégâts…Voilà une urgence, une vraie,
qui n’est pas dans les priorités de notre ministre qui préfère s’attaquer à l’histoire
et au latin…
Il est terrifiant de
constater que le gouvernement de la France, touche-à-tout voulant tout
réglementer, ne s'intéresse pas à ce grave problème ou en tous les cas le sous-estime ; comme s'il s'agissait d'un
sujet tabou dont on ne préoccuperait que contraint et forcé, de manière indirecte,
à l’occasion de ses manifestations les plus violentes comme la pédophilie ou
les plus choquantes comme la prostitution.
La pornographie n'est certes
pas une nouveauté. Toutes les époques, toutes les civilisations en ont connu
les effets pervers. Mais notre époque ne s’en contente pas; via Internet elle
met les images pornographiques, les films pornographiques à la portée des plus
fragiles, adolescents, voir enfants. Voilà une nouveauté historique! Nos
enfants sont agressés et infectés par des images sales, laides, avilissantes,
violentes, dégradantes et attentatoires de l'image de la femme, comme de la
relation sexuelle et de l’amour.
L'enquête à laquelle je fais
référence fait froid dans le dos. Les dérapages sexuels de notre jeunesse en
sont la confirmation récurrente, constante, permanente, de manière accélérée. Qui
s'en préoccupe ? Qui s’en occupe ? Aucun plan n'a été décidé pour décimer
les fournisseurs d'accès à de pareils sites ! Et pourtant il y a urgence.
Nous sommes tiraillés entre
notre conquête de la liberté sexuelle ainsi que du droit de tout dire –surtout en
matière sexuelle- et la pornographie omniprésente. Celle-ci est la face cachée et
honteuse de la liberté conquise dont nous sommes si fiers; trop attachés au
fameux « il est interdit d'interdire », au rejet de toute morale en matière
sexuelle et amoureuse. Nous voulons pouvoir tout faire, nous affranchir de
toutes les règles, de toute morale, de toute règle ; jouir toujours jouir !
La pornographie est le revers de nos soi-disant conquêtes ! Car la liberté
sexuelle bascule très vite dans la licence. Notre relation avec le plaisir
plonge ses racines dans la réalité terrible de l'homme qui se transforme en
bête, parce qu’il est attiré par la bête qui veille en lui…
En croyant nous libérer nous
nous sommes soumis au pire des esclavages. Derrière la possibilité de ne rien
s'interdire et de tout faire, se cache notre soumission à la loi fondamentale de
notre nature peccamineuse. L’hypocrisie et ambiguïté règnent ….La Rochefoucauld
nous l'avait dit : « l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la
vertu ». Le problème est que notre libération nous a aveuglés. Le péché aveugle
pour mieux nous asservir. Les péchés sont de fausses promesses de libération
qui nous emprisonnent après nous avoir séduits.
Mais où ai-je la tête, c’est
vrai, il n’y a plus de péché ; nous sommes sortis des ténèbres !....
Vraiment ? Que nenni, nous sommes bel et bien esclaves de nos travers et
par ailleurs soumis à des lobbies souvent financiers, les mêmes que ceux qui
utilisent la drogue ou la violence, pour nous maintenir dans cet état d’asservissement
individuel et collectif ! Cessons d’être naïfs ou inconscients…
Nous sommes au cœur du cœur de
la problématique de notre époque, tant il est évident que notre relation au
plaisir et au sexe détermine notre rapport à l'amour, à la famille, à la
fidélité, à la fécondité. En refusant de mettre de l'ordre dans nos idées, nos
passions, nos sentiments, nos attirances, de nous imposer des limites, une
retenue, nous exposons par surcroit nos enfants à des risques inadmissibles et
indignes dont nous devrons rendre compte. Démission criminelle !
La protection de nos enfants
justifie que nous hurlions notre indignation et notre désaccord, que nous
sacrifions s'il le faut une partie de nos moyens et de notre confort.
Sommes-nous véritablement incapables
de maîtriser cet outil ? Si tel est le cas, le problème étant apparemment le
même avec la diffusion de la drogue, de la violence et du terrorisme, ne
devons-nous pas nous poser la question du devenir de cette « toile » qui
est un véritable défi au droit et à la morale ! N'est-il pas humainement
insupportable d'imaginer que nous puissions être à ce point tributaires d'un système
que nous ne maîtrisons pas. Sa toute-puissance doit-elle avoir raison de notre
santé, de notre équilibre, de notre devenir, de nos vies ?
Pour finir, je paraphraserai le grand
Chesterton : s’il ne faut pas que nos enfants puissent voir des films et
des images pornographiques, si nous sommes incapables de supprimer de tels
fournisseurs d’accès, il ne faut pas qu’ils puissent accéder à Internet sans le
contrôle de leurs parents. S’il ne faut pas qu’ils surfent seuls sur la toile
sans contrôle, privons-les d’ordinateurs et de téléphones connectés à Internet.
S’il faut les priver de connexions et qu’il y va de leur santé, si nous ne
sommes pas en mesure de donner aux
parents les moyens de prendre de telles mesures à cause de la pression sociale
collective qui s’exerce sur la jeunesse, mettons en place les outils
nécessaires pour limiter les connexions familiales et ménagères. Si nous ne
parvenons pas à supprimer ce type de sites, pourchassons leurs responsables
comme des criminels qu’ils sont ! Si nous n’y arrivons toujours pas, alors
faisons la révolution qui s’impose - même si elle coûtera - contre les
puissances qui se cachent derrière cette mystérieuse « toile » !
Exigeons les mesures possibles que nos gouvernants ne mettent pas en œuvre par
laisser-aller, par conformisme idéologique et moral, par esprit de lucre car le
nœud de la guerre est toujours l’argent. Il faut rompre le lien de la
servitude, de la cupidité et de la pire des lâchetés qui consiste à exposer l’enfance
innocente !
Voilà un vrai et beau combat, à notre portée, à la condition d’avoir un peu de courage et d’être prêts à consentir quelques sacrifices pour une cause essentielle et légitime !
Voilà un vrai et beau combat, à notre portée, à la condition d’avoir un peu de courage et d’être prêts à consentir quelques sacrifices pour une cause essentielle et légitime !
[1]
http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/01-05-2015/les-ravages-de-la-pornographie-chez-les-jeunes-britanniques#.VUUv9vntlBd
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