dimanche 3 mai 2015

LA PORNOGRAPHIE A LA PORTEE DE NOS ENFANTS: UNE BONNE CAUSE POUR UNE SAINE REVOLUTION

Je viens de prendre connaissance d'un article paru il y a quelques jours au sujet des ravages de la pornographie chez les adolescents britanniques[1] à l’occasion d’une récente étude faite outre-Manche. Nul doute que la situation est du même ordre chez nous. Pour autant, je n'ai pas entendu notre ministre de la jeunesse s'en émouvoir ! Je me suis amusé à faire une recherche sur Google. Je n'ai rien trouvé ! Sans doute s'intéresse-t-elle à la pédophilie, à la prostitution et promeut-elle la loi du genre mais la pornographie n'est pas au cœur de ses préoccupations ! Et pourtant que de dégâts…Voilà une urgence, une vraie, qui n’est pas dans les priorités de notre ministre qui préfère s’attaquer à l’histoire et au latin…

Il est terrifiant de constater que le gouvernement de la France, touche-à-tout voulant tout réglementer, ne s'intéresse pas à ce grave problème ou en tous les cas  le sous-estime ; comme s'il s'agissait d'un sujet tabou dont on ne préoccuperait que contraint et forcé, de manière indirecte, à l’occasion de ses manifestations les plus violentes comme la pédophilie ou les plus choquantes comme la prostitution.

La pornographie n'est certes pas une nouveauté. Toutes les époques, toutes les civilisations en ont connu les effets pervers. Mais notre époque ne s’en contente pas; via Internet elle met les images pornographiques, les films pornographiques à la portée des plus fragiles, adolescents, voir enfants. Voilà une nouveauté historique! Nos enfants sont agressés et infectés par des images sales, laides, avilissantes, violentes, dégradantes et attentatoires de l'image de la femme, comme de la relation sexuelle et de l’amour.

L'enquête à laquelle je fais référence fait froid dans le dos. Les dérapages sexuels de notre jeunesse en sont la confirmation récurrente, constante, permanente, de manière accélérée. Qui s'en préoccupe ? Qui s’en occupe ? Aucun plan n'a été décidé pour décimer les fournisseurs d'accès à de pareils sites ! Et pourtant il y a urgence.

Nous sommes tiraillés entre notre conquête de la liberté sexuelle ainsi que du droit de tout dire –surtout en matière sexuelle- et la pornographie omniprésente. Celle-ci est la face cachée et honteuse de la liberté conquise dont nous sommes si fiers; trop attachés au fameux « il est interdit d'interdire », au rejet de toute morale en matière sexuelle et amoureuse. Nous voulons pouvoir tout faire, nous affranchir de toutes les règles, de toute morale, de toute règle ; jouir toujours jouir ! La pornographie est le revers de nos soi-disant conquêtes ! Car la liberté sexuelle bascule très vite dans la licence. Notre relation avec le plaisir plonge ses racines dans la réalité terrible de l'homme qui se transforme en bête, parce qu’il est attiré par la bête qui veille en lui…

En croyant nous libérer nous nous sommes soumis au pire des esclavages. Derrière la possibilité de ne rien s'interdire et de tout faire, se cache notre soumission à la loi fondamentale de notre nature peccamineuse. L’hypocrisie et ambiguïté règnent ….La Rochefoucauld nous l'avait dit : « l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu ». Le problème est que notre libération nous a aveuglés. Le péché aveugle pour mieux nous asservir. Les péchés sont de fausses promesses de libération qui nous emprisonnent après nous avoir séduits.

Mais où ai-je la tête, c’est vrai, il n’y a plus de péché ; nous sommes sortis des ténèbres !.... Vraiment ? Que nenni, nous sommes bel et bien esclaves de nos travers et par ailleurs soumis à des lobbies souvent financiers, les mêmes que ceux qui utilisent la drogue ou la violence, pour nous maintenir dans cet état d’asservissement individuel et collectif ! Cessons d’être naïfs ou inconscients…

Nous sommes au cœur du cœur de la problématique de notre époque, tant il est évident que notre relation au plaisir et au sexe détermine notre rapport à l'amour, à la famille, à la fidélité, à la fécondité. En refusant de mettre de l'ordre dans nos idées, nos passions, nos sentiments, nos attirances, de nous imposer des limites, une retenue, nous exposons par surcroit nos enfants à des risques inadmissibles et indignes dont nous devrons rendre compte. Démission criminelle !

La protection de nos enfants justifie que nous hurlions notre indignation et notre désaccord, que nous sacrifions s'il le faut une partie de nos moyens et de notre confort.

Sommes-nous véritablement incapables de maîtriser cet outil ? Si tel est le cas, le problème étant apparemment le même avec la diffusion de la drogue, de la violence et du terrorisme, ne devons-nous pas nous poser la question du devenir de cette « toile » qui est un véritable défi au droit et à la morale ! N'est-il pas humainement insupportable d'imaginer que nous puissions être à ce point tributaires d'un système que nous ne maîtrisons pas. Sa toute-puissance doit-elle avoir raison de notre santé, de notre équilibre, de notre devenir, de nos vies ?

Pour finir, je paraphraserai le grand Chesterton : s’il ne faut pas que nos enfants puissent voir des films et des images pornographiques, si nous sommes incapables de supprimer de tels fournisseurs d’accès, il ne faut pas qu’ils puissent accéder à Internet sans le contrôle de leurs parents. S’il ne faut pas qu’ils surfent seuls sur la toile sans contrôle, privons-les d’ordinateurs et de téléphones connectés à Internet. S’il faut les priver de connexions et qu’il y va de leur santé, si nous ne sommes  pas en mesure de donner aux parents les moyens de prendre de telles mesures à cause de la pression sociale collective qui s’exerce sur la jeunesse, mettons en place les outils nécessaires pour limiter les connexions familiales et ménagères. Si nous ne parvenons pas à supprimer ce type de sites, pourchassons leurs responsables comme des criminels qu’ils sont ! Si nous n’y arrivons toujours pas, alors faisons la révolution qui s’impose - même si elle coûtera - contre les puissances qui se cachent derrière cette mystérieuse « toile » ! Exigeons les mesures possibles que nos gouvernants ne mettent pas en œuvre par laisser-aller, par conformisme idéologique et moral, par esprit de lucre car le nœud de la guerre est toujours l’argent. Il faut rompre le lien de la servitude, de la cupidité et de la pire des lâchetés qui consiste à exposer l’enfance innocente ! 

Voilà un vrai et beau combat, à notre portée, à la condition d’avoir un peu de courage et d’être prêts à consentir quelques sacrifices pour une cause essentielle et légitime !




[1] http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/01-05-2015/les-ravages-de-la-pornographie-chez-les-jeunes-britanniques#.VUUv9vntlBd

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