lundi 14 octobre 2013
IL Y A DES GIFLES QUI SE PERDENT!
Veut-on nous faire perdre la tête ?
Parmi les derniers fantasmes des fonctionnaires de Bruxelles je viens de recenser l’interdiction des potagers (oui vous avez bien lu !) et celle des châtiments corporels sur les enfants . Du mauvais usage de la fessée et de son danger … On ne peut que souscrire à un idéal, celui d’un monde parfait, dans lequel l'autorité s'exercerait sans heurts ni coups. Qui songerait à justifier l'usage de la violence ? Elle est un engrenage dont nous savons trop où il conduit. Qui a désiré un jour donner une gifle à son enfant ? Qui ne saurait admettre qu'à partir du moment où l'on considère qu'il est normal de lever la main sur l'un d'entre eux, fût-il le sien, on en vient à justifier toutes les dérives et tous les dérapages ? C’est une question de principe, de cohérence. Dont acte !
Mais principe pour principe, soyons cohérents et logiques jusqu'au bout ! Quelle est cette société qui s’émeut d’une claque ou d’une fessée et qui tolère les pires violences, de la plus gratuite et la plus lâche, dans le sein d'une mère, à celle commise à l’autre extrémité de la vie, sur un lit d'hôpital, derrière le masque de l’hypocrisie ; authentiques attentats à la vie qu’avec une pudeur très pharisienne nous nommons de manière civilisée « interruption volontaire de grossesse » et «euthanasie active ou passive ». Cohérence, vous avez dit cohérence ?
On me répondra que cela n'a rien à voir. Que nenni. Nous acceptons que l’on tue – il s’agit d’appeler un chat un chat – au nom de nos conceptions avancées et intellectualisées de la liberté comme de la dignité, et nous voudrions interdire la gifle et la fessée ? Puisque l'enfant est une personne, et il l’est, acceptons d'en faire une pierre angulaire de la société et refusons que l'on y apporte la moindre dérogation, au nom des principes !
Et si l'enfant est une personne qu'il faut protéger, et que la violence est autant physique que morale, admettons que ces enfants que nous chérissons tant, sont les victimes de nos égoïsmes, immolés sur l’autel de nos libertés. Notre société leur impose la pire des violences morales, la séparation de leurs parents, dans la majorité des familles. Voulons-nous vraiment être cohérents ?
À propos de violences morales, que penser de celle qui se prépare, sous couvert de la théorie du genre, par laquelle nous nous apprêtons à amputer nos enfants de leur dimension d'êtres sexués, leur interdisant de vivre leur sexualité de manière maîtrisée et leur imposant de la subir comme des bêtes ? Ce n'est pas de la violence cela ?
Et puisqu'il faut protéger l'enfant de la violence, celle qu’il subit, comme celle qu’il est tenté de commettre, nous oublions qu’elle plonge ses racines dans l'imaginaire culturel ambiant. Et là, nous sommes au bout de la contradiction. Nous acceptons tout. Nous leur montrons tout. Nous les traitons comme des adultes capables de tout entendre, de tout voir, de tout lire, alors qu'ils ne sont que des petits êtres malléables, influençables, sujets de toutes les pressions et de tous les conditionnements. Nous ne les protégeons pas.
Oui on veut nous faire perdre la tête.
On nous plonge dans un univers truffé de contradictions éthiques et morales ; nous sommes tiraillés entre des valeurs soi-disant absolues que nous confectionnons à notre mesure ; on nous donne mauvaise conscience sans plus savoir ce que c'est que la conscience que nous mettons à toutes les sauces. Nous confondons tout. Il est vrai que l'on nous apprend du matin au soir qu'il n'y a plus ni vérité ni ordre moral, chacun trouvant le moyen en conscience de se persuader qu'un mal peut-être un bien.
Nous sommes lâches, hypocrites ; d’authentiques pharisiens. Nous crevons d'égoïsme. Nous sommes enflés de prétention. Nous nous gargarisons de mots et de réglementations. Nous n'avons plus de sens de la réalité ni des choses. Nous ne voyons que notre ego. Pour préserver notre petit équilibre personnel et notre idéal libertaire nous sommes prêts à justifier les plus grandes lâchetés. En même temps, bouffis d’arrogance, ne sommes-nous pas les héritiers d'une grande Nation ? nous édictons des règles, toujours plus de règles, pour prescrire directives et interdits, afin d’assoir notre pouvoir sur nos vies, sur la vie. Liberté, Egalité, Fraternité… Il a bon dos l’idéal républicain ! Ils sont beaux nos grands principes ! J’en ai assez !
Alors moi, voyez-vous, pour en finir avec la fessée et la gifle, et ne parler que d’elles, même si le raisonnement peut être élargi, je préfère une mère de famille nombreuse qui donne une fessée à l’un de ses enfants dans l’urgence d’une fin de soirée animée par la joyeuse montée en pression de la préparation d’un dîner de l’achèvement des devoirs et de la toilette générale, sans que ce soit un acte délibéré de sa part, à une jeune femme libérée qui programme sa vie autour d’un projet parental autant idéalisé que fantasmé et qui ira chez son psy pour se débarrasser de l’envie de donner une fessée à son merveilleux gamin qui lui aura répondu « m…. » parce qu’elle tentait de lui expliquer qu’il ne fallait faire ce qu’il venait de vivre dans le dernier jeu audiovisuel qu’elle lui avait acheté !
Soyons cohérents, pour de bon merde à la fin ! Saint Ex avait raison, je vais finir par haïr mon époque de toutes mes forces…. Il y a des gifles qui se perdent…
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Ce n'est pas que sémantique: la douceur doit primer sur la non douceur qu'est la violence. Mais, le nombre de coups de pied dans le derrière que reçoit dans sa vie un individu est constant ; mieux vaut les recevoir tôt, ils font moins mal. (Proverbe "militaire") Ph.Fron
RépondreSupprimerExcellente analyse qui démasque l'immense hypocrisie et la chape de plomb qui étouffe les consciences ! Où vivons-nous ? Heureusement notre guide se dresse :Le Pape François ,dans l'écho du " N'ayez pas peur !" de notre Bienheureux Pape Jean-Paul II...Et quand la bulle de la supercherie sera devenue trop grosse ,elle éclatera ,au profit des petits trompés et abusés ! Merci mon Dieu !
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