dimanche 31 juillet 2016

LA DHIMMITUDE OU LE MARTYRE?

Horrifiés nous pleurons. Incrédules, nous en appelons à la paix et à l'amour. Nos bougies, nos fleurs, nos larmes sont le reflet de notre terreur. Alexandre Del Valle, remarquable spécialiste de l'Islam, souligne dans un récent article que l'objectif réel recherché par les terroristes est d'abord et avant tout de créer un effet de soumission volontaire connu sous le nom de dhimmitude en terre d'islam, ou encore de syndrome de Stockholm pour les spécialistes de la psychologie du terrorisme[1]. Notre réaction est-elle à la hauteur de ce qui nous atteint?

Certains soulignent notre manque de courage et ils ont raison. Ce qui m'interpelle c'est notre incapacité à accepter et intégrer la violence que nous subissons. Elle nous est inacceptable, inconcevable, et nous laisse sans autre réaction que nos jérémiades et nos reniements. Qu'il s'agisse de nos responsables politiques, ou de beaucoup trop de nos responsables religieux, ils n’ont à la bouche que la paix, la tolérance, la compréhension mutuelle, la laïcité, le libéralisme religieux, la sincérité. Peace and love pour tous ! Un nouveau concordat ! Que sais-je encore ?...On nous offre tout ce qui est en train de voler en éclats sous nos yeux et à quoi nous tentons malgré tout de nous raccrocher comme à des bouées de sauvetage alors qu'elles sont crevées.

Nous croyons innocemment que la solution pourrait venir des appels de la communauté musulmane française à ces principes citoyens partagés, cette tolérance, cette compréhension mutuelle alors que, sans remettre en cause la sincérité de nombre d'entre eux, force est de constater que le danger vient  de l'extérieur, d'un Islam fanatisé mais qui demeure la religion de l'ambiguïté, de la confusion et de l'intolérance si l'on se donne la peine de se référer aux textes.  Des musulmans pour qui la vie de Mahomet le conquérant reste une référence et un modèle. Des musulmans qui sont eux-mêmes soumis au fanatisme conquérant imposé par une minorité fanatisée. Et nous oublions que devant l’histoire ce sont les minorités qui imposent leur volonté aux majorités molles, rêveuses, insouciantes et inconscientes !

Nous ne comprenons pas, nous n’arrivons pas à  imaginer que l'on vienne troubler nos existences installées dans un confort qui ferme les yeux sur la vérité de l’enracinement de la violence dans la nature humaine. Car la violence est au cœur de la nature humaine, parce qu'elle est le fruit du péché. Le Christ ne l’a jamais niée. Il est venu l'assumer en la subissant. Avec son sang. Le sang des martyrs a coulé après le sien, pour les mêmes raisons.

C'est en ce sens que le cardinal VINGT TROIS a pu dire à nos Présidents de la République réunis au cœur de ND de Paris – ils étaient tous présents à l’exception de J. Chirac-  que nos valeurs laïcistes et républicaines ne sont pas la solution parce qu'elles n'ont aucune capacité structurante et qu'elles ne répondent pas au problème du mal. Le cardinal André Vingt-Trois a dénoncé le "silence des élites devant les déviances des mœurs et la législation de ces déviances". Il a choqué ! De quoi est-il question ? De quatre choses. 1) Du crime abominable qui a été commis et qui est indigne d’une religion quelle qu’elle soit. 2) De la seule réponse à apporter à ce crime, à savoir l’espérance et non la désespérance. 3) De la difficulté de notre société à entendre aujourd’hui cette notion d’espérance en raison de la crise morale et spirituelle qu’elle traverse. 4) De la nécessité d’être plus fort que cette crise en se souvenant que pour le christianisme, Dieu aime tous les hommes malgré tout et au-delà de tout[2]. Il les aime dans leurs péchés, qu’il est venu racheter en subissant la violence dans son corps et son âme ; Lui qui est Dieu, vrai Dieu et vrai homme ; ce que les musulmans ne croient précisément pas...

Les hommes ne peuvent pas nier le mal. S'ils le nient, il leur revient dans la figure comme le boomerang. Et c'est très exactement ce qui nous arrive avec la guerre engagée par l’Islam.

Au stade où nous en sommes, il n'y a pas d'autre vérité que celle du martyr ; il y a de quoi nous affoler !.... Le père Amel est mort parce qu'il était prêtre et qu’il venait de célébrer le sacrifice de la messe, avec quatre fidèles, quasiment seul, dans l’indifférence absolue de ses concitoyens. C'est le même martyre que celui de tous les chrétiens d'Orient lâchement abandonnés par l'Occident qui ne sait répondre que par sa lâcheté, ses larmes de circonstances et sa considération diplomatique.

Oui le martyre est devenu français. Il est sur notre sol. Il touche notre prochain sensible, réel, territorial, national.

Face à cela, les larmes ne servent à rien. Jeanne-d ‘Arc a-t-elle pleuré ? Blandine a-t-elle pleuré ? Le Christ a-t-il pleuré ? Ils ont assumé. Ils ont fait face. Ils se sont affirmés tels qu'ils étaient, en vérité, sans rien renier, sans rien lâcher, sans rien concéder. Avec FORCE !

Le reste n'est que pitié dans la Nation France !…

Nous avons le choix entre la dhimmitude et le courage, et peut-être le martyre. Au fond avons-nous un autre choix pour rendre hommage et justice à ceux qui ont été atteints  aveuglément et sans discernement depuis janvier 2015 ? La seule solidarité est celle du martyre. Nul doute que de l’au-delà où ils ont tous injustement été projetés, ils attendent autre chose de nous que nos jérémiades, nos illusions et nos lâchetés.




[1] http://www.atlantico.fr/decryptage/saint-etienne-rouvray-et-enchainement-attentats-quelle-part-mimetisme-chez-individus-desaxes-quelle-part-succes-strategie-etat-2775752.html
[2] http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-cardinal-vingt-trois-est-pas-alle-trop-loin-lors-homelie-en-hommage-au-pretre-assassine-saint-etienne-rouvray-bertrand-2779215.html

3 commentaires:

  1. La dhimmitude à l'occidentale, c'est simplement la taxation au droit étranger avec alternative de la valise.
    Alors que la dhimmitude à l'orientale (et à l'extrême) c'est .... ou le martyre.
    Il vaut mieux opter pour l'occidentale....

    http://wp.me/p4Im0Q-1dC

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  2. Restons définitivement le regard fixé sur le Christ en croix, c'est notre seule issue.
    La conversion, totale et entière à chaque instant de notre vie…..

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  3. Dans tous les cas de figures, la dhimmitude n'est que l'aliénation (taxée !) de toutes nos valeurs. Ceci étant, nous n'avons, nous Européens, QUE ce que nous méritons. La recherche outrancée de "l'épanouissement personnel" et le mépris officiel du "religieux" nous y ont, depuis 50 ans, menés de concert. Martyrs seront ceux qui refuserons la dhimmitude.....

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