lundi 16 mars 2026

LE CHANT DU CYGNE DE LA DEMOCRATIE FRANCAISE

Et si le précieux jouet de la démocratie était cassé ?

Le premier tour des élections municipales en apporte la preuve. Les tractations qui suivent la confirment. La leçon est brutale. Elle était prévisible bien que nous ayons tenté de nous convaincre du contraire.



Le piège tant de fois dénoncé fonctionne à nouveau. Il débouche sur une radicalisation qui semble interdire, à court comme à moyen terme, toute politique conduite dans l’intérêt général. La France est minée par la dialectique marxiste dont nous pensions que l’effondrement du mur de Berlin nous avait débarrassés.

Le Rassemblement national fait cavalier seul à droite, sans chercher, sauf exception, à conclure des alliances avec d’autres partis pour conquérir le pouvoir. Et il est en passe d’y parvenir dans plusieurs villes, et non des moindres.

À gauche, La France insoumise et son leader sont maîtres du jeu. Ils drainent derrière eux une adhésion populaire radicalisée et bénéficient de l’aide d’un PS lâche et déchiré.

La stratégie de la gauche radicalisée fonctionne. La population adhère, de manière étonnante, à l’idée d’une rupture proclamée sur tous les tons par des leaders trotskistes qui, bien que médiocres, sont formés à l’action. Ils savent ce qu’ils font. Ils ont décidé de pousser une France exténuée à la fracture.

Les socialistes modérés comme la droite républicaine s’isolent et voient leur électorat se réduire comme peau de chagrin. Les partis de gouvernement entonnent leur chant du cygne.

Le cas de la droite est caricatural : elle refuse de faire ce que la gauche ne se gêne pas d’accomplir tout en prétendant ne pas le faire.

Les leaders de La France insoumise répandent sur les plateaux leur thèse selon laquelle ils seraient victimes d’une campagne de dénigrement.

Les médias sont leurs alliés objectifs, déroulant le tapis rouge à LFI tout en la critiquant du bout des lèvres.

Au fond, les résultats de dimanche prochain importent peu.

L’affrontement entre la gauche radicalisée et le Rassemblement national s’organise. Il se met en place comme des armées à la veille d’une bataille décisive.

LFI prépare le troisième tour de la présidentielle : celui de l’affrontement.
Le RN tente de se normaliser pour exercer un pouvoir qui sera battu en brèche par la rue.

Nous ne pouvons plus espérer d’alternative constructive.

Aucune majorité ne pourra emporter l’adhésion du pays, nonobstant une éventuelle victoire électorale. Le lien social est cassé.

La seule majorité susceptible de sortir des urnes, en opposition à la gauche manipulée par Jean-Luc Mélenchon et ses acolytes fanatisés, se heurtera au mur de la radicalité.

Qui peut espérer une politique de réforme dans un tel schéma ?

Nous avons anéanti la démocratie. Elle est atteinte, depuis près de deux ans, d’une paralysie progressive et galopante.

Ce résultat est celui de décennies de politique délétère, conduite avec la complicité active ou passive de la majorité silencieuse du pays.

Celle-ci s’est imaginée qu’en choisissant le moins mauvais elle finirait par avoir des gouvernants capables de résoudre les problèmes du pays. En réalité, leur politique n’a fait qu’aggraver ces difficultés et rendre les solutions impossibles. Tous ont gouverné la peur au ventre, en tremblant ou en s’imaginant que la fuite en avant de l'assistanat généralisé, de l'enrichissement par l'immigratiion, de la bureaucratie et de l’abandon de souveraineté au profit de l’UE leur permettraient de survivre.

Nous sommes au bout du processus de décomposition.

Nous devons nous préparer à des moments difficiles, au-delà des crises économiques et internationales qui nous attendent.

Oui la situation est grave. Puisse-t-elle ne pas être désespérée!

La France aura tôt ou tard besoin de se retrouver autour de leaders naturels, implantés localement, soucieux du bien commun, lorsqu’il faudra reconstruire ce que nous nous apprêtons à voir démoli sous nos yeux.

2 commentaires:

  1. La révolution de 1789 a amené l'Empire ,en passant par la Terreur
    Ne soyons donc pas surpris que la République nous amène,encore ,demain,les pires dictateurs !
    Seule la Royauté peut incarner la fusion du Peuple et de la Nation

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  2. La France serait donc entrée dans une crise démocratique profonde, marquée par la radicalisation politique, l’effondrement des partis traditionnels et l’impossibilité de gouverner efficacement…
    Tous les éléments sont en place pour que l’on puisse donner un coup de pied dans la fourmilière… en souhaitant que ce qui semble aujourd’hui écrit pour « la grande élection » ne conduise pas à la guerre civile.
    CR

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