lundi 6 avril 2026

SS PAPE LEON XIV : QUE FAIRE FACE A LA VIOLENCE ?

Que faire face à la violence?

Celle des rues, celle de la guerre, celle des forces du mal qui envahissent nos sociétés.


Dimanche de Pâques, dans son discours au monde le Pape Léon XIV a proclamé:

Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant. On assiste à une “mondialisation de l’indifférence” de plus en plus marquée, pour reprendre une expression chère au Pape François, qui adressait au monde ses dernières paroles il y a un an depuis cette loggia, en nous rappelant : « Que de volonté de mort nous voyons chaque jour dans les nombreux conflits qui touchent différentes parties du monde ! » (Message Urbi et Orbi, 20 avril 2025).

Indifférents à la mort de milliers de personnes.

Indifférents aux haines et aux divisions que sèment les conflits .

Indifférents même à leurs conséquences économiques et sociales, que nous ressentons pourtant directement.

Indifférents aux mots qui tuent ou qui poussent au crime.

Nous le sommes.

Comment donner tort au pasteur universel ?

La haine est dans la bouche de tous, hommes et femmes politiques, chefs d'Etats et de guerre, dans celle des islamistes irréductibles; elle est véhiculée par les narco trafiquants ... etc. 

Le Pape a poursuivi:

Frères et sœurs, par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons nous remplir d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de peur comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse pour ne pas reconnaître que celui qui avait été condamné est vraiment ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !

Tout est peut-être là. L'espérance ou le mensonge et la ruse en réponse au seul message qui réduit la violence en la désarmant à l'image de NSJC face à ceux l'arrêtent, le jugent, le condamnent et l'exécutent.

Car cette violence ne vient pas seulement de “l’extérieur”.

Elle trouve un terrain propice dans notre manière de regarder — ou plutôt de ne pas regarder, dans notre prétention rationaliste face aux religions que nous nous plaisons à mettre toutes dans le même sac d'une indifférence coupable.

Or la réponse chrétienne, qui n'est pas celle de toutes les religions, est la seule qui remplit le néant de la violence par le trop plein de l'espérance; sauf qu'elle doit passer en priorité dans nos cœurs qui sont le seul véhicule de l'amour.

Et si toute cette violence déferlante n'était que la manifestation du détournement de notre regard face à la bonne nouvelle de la résurrection? De notre refus en forme de mensonge et de ruse qui nous plonge dans le drame de cette toute puissante liberté que nous nous sommes arrogée face à l'énigme de la vie et du divin.  

Car ne nous y trompons pas nous ne sommes pas sortis du déchainement de violence qui déferle sur le monde depuis le début du XX° siècle. Il n'est pas derrière nous. Nous continuons d'accumuler les victimes par millions. Nous plongeons dans l'horreur, indifférents, prétentieux et insouciants; aveuglés par notre égoïsme et notre morgue, nous lavant les mains face à des guerres que nous laissons mener par procuration, confortablement installés devant nos ordinateurs.

Une fois encore je conclurai avec la réponse de Sainte Mère Térésa au journaliste qui lui demandait ce qu'il fallait changer: "toi et moi"!

Tout commence par là.

Semper idem!


3 commentaires:

  1. Cher Bernard, ce week end, je suis tombé par hasard sur une biographie de Saint Alphonse de Liguori et j'ai trouvé ses analyses étonnamment modernes et très éclairantes sur le monde actuel.

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  2. Si la violence persiste parce que nous l’acceptons intérieurement ; si elle ne pourra reculer que si chacun choisit l’espérance et se transforme lui-même, alors, au vu de ce que nous pouvons malheureusement observer dans le monde, cette violence n’est pas près de se calmer….
    CR

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  3. CE Pape, apparemment moins 'brutal' que François, ne dit RIEN de la violence du Vatican depuis 50 ans contre les catholiques 'tradis' seulement coupables de ne PAS accepter de devenir, contre leur gré, de fake-protestants..?? Les 'paroles' on a déjà l'habitude, tous les jours avec nos 'élus'... maintenant on attend des ACTES, concrets, précis, visibles, indiscutables.... En attendant on priera pour le salut de son âme... SI le Seigneur veut bien leur pardonner...

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