Alors que l’Occident condamne
l’attitude de Bachar El Assad en Syrie, un concert de louanges s’y lève pour
saluer la mémoire de Fidel Castro au Cuba.
Quelles sont les raisons de
cette évidente incohérence ?
Si Bachar El Assad doit être
condamné pour mener une guerre civile contre son peuple, alors qu’en réalité il
se bat contre des terroristes islamistes qui asservissent son peuple prisonnier
dans Alep Est, pour quelle raison, grâce à quel miracle ?..., Fidel Castro
qui a asservi son peuple pendant des décennies ne devrait-il pas lui aussi être
condamné aussi fermement ?
Comment Fidel Castro peut-il
aujourd’hui ne pas être salué comme étant uniquement ce qu’il a été, c’est-à-dire
un dictateur, un dictateur communiste, un dictateur sanguinaire ?
Pour quelle raison
faudrait-il nous abstenir de notre jugement par rapport à Fidel Castro quand,
au même moment, on condamne Bachar El Assad sans même tenir compte des
multiples témoignages venant affirmer la nécessité du combat qu’il mène et
malheureusement des morts qu’il fait ? Je vous invite par exemple à visionner
la vidéo de Pierre le Corf.[1]
Que les choses soient
claires, je n’ai aucune affinité personnelle pour Bacahr El Assad. J’entends
simplement, de manière objective je l’espère, essayer de faire un parallèle entre
la facilité avec laquelle on le condamne et les précautions que l’on prend pour
souligner les aspects négatifs de « l’œuvre politique » ( !) de
Fidel Castro…
Pour le premier, pas de
précaution, pas d’interrogation, pas de recoupement, pas de recherche de
certitudes ! Alors que les crimes, les emprisonnements, le gouvernement
totalitaire du second pendant des décennies, seraient justifiés par sa guerre
contre le capitalisme et l’impérialisme américain !
Car, si Bachar al-Assad
était décédé, le Président de la République Française, et bien d’autres avec
lui, n’auraient-ils pas salué la
disparition de ce chef d’État comme étant une libération pour son peuple de la
même manière que l’on célébra la chute du colonel Kadhafi… or, l’un et l’autre,
avaient, de l’avis unanime de grands spécialistes du Moyen-Orient, au moins le
mérite d’avoir maintenu un minimum d’équilibre par rapport à l’islamisme
radical dans un contexte très délicat et difficile.
Je suis certain que la France n’aurait pas envoyé de délégation pour les obsèques de Bachar al-Assad s’il était décédé et que si par impossible tel avait été le cas son représentant, qu’il fut Madame Ségolène Royal ou un autre, n’aurait certainement pas, comme pour Fidel Castro, affirmé qu’il lui fallait des preuves, des listes de prisonniers pour le condamner !
Ni Bachar El assad, ni Khadafi ne sont
recommandables, mais excusez-moi, Fidel Castro n’a pour sa part objectivement
aucune justification valable à faire valoir pour ses exactions, ses crimes et
son gouvernement totalitaire…
Il suffit d’être allé à Cuba
pour s’apercevoir et se rendre compte que ce pays est resté totalement arriéré,
qu’il vit sous la terreur d’un pouvoir dictatorial, que la liberté religieuse n’y
existe pas et que la démocratie y est inexistante.
Madame Ségolène Royal représentant
officiellement la France à l’occasion des obsèques de Fidèle Castro a tenu des
propos proprement hallucinants ; et lorsqu’elle a cherché à se justifier,
elle a pris des précautions inacceptables pour expliquer qu’au moment du deuil
il faut respecter l’homme et sa mémoire …
Passe encore pour Mélenchon que son ami
Cohn-Bendit a justement remis en place…
Madame Royal affirme avec
autorité que nous n’avons simplement pas la même conception de la démocratie
que Cuba, mais personne ne lui a seulement posé la question de savoir comment Raul Castro
le frère de Fidel a été désigné, et si elle se rappelait de la date des
dernières élections à Cuba ?
Quelle est cette morale à
géométrie variable ?
La réponse à la question se
trouve dans le fait que le communisme n’est pas mort !
Malgré les dizaines de
millions de morts qui ensanglantent son histoire le communisme reste encore
auréolé de son combat pour la libération des peuples et la justice sociale !
Alors qu’il n’a su qu’asservir les peuples et fait triompher l’injustice
partout où il est passé…
Ce communisme qui a toujours
utilisé la vulgate des droits de l’homme et des principes démocratiques comme « laisser-passer
idéologique », sans être récusé par ceux qui au nom des mêmes principes
condamnent allègrement des chefs d’Etat, à l’image de Bachar El Assad et
Vladimir Poutine, qui se mettent en travers de leurs visées expansionnistes ou
d’intérêts géostratégiques….
Bachar El Assad et Fidèle Castro….deux hommes dont l’histoire dira un jour ce qu’il fallait objectivement penser de
leur trace dans l’histoire ; mais quand ?
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