dimanche 4 décembre 2016

BACHAR EL ASSAD ET FIDELE CASTRO

Alors que l’Occident condamne l’attitude de Bachar El Assad en Syrie, un concert de louanges s’y lève pour saluer la mémoire de Fidel Castro au Cuba.

Quelles sont les raisons de cette évidente incohérence ?

Si Bachar El Assad doit être condamné pour mener une guerre civile contre son peuple, alors qu’en réalité il se bat contre des terroristes islamistes qui asservissent son peuple prisonnier dans Alep Est, pour quelle raison, grâce à quel miracle ?..., Fidel Castro qui a asservi son peuple pendant des décennies ne devrait-il pas lui aussi être condamné aussi fermement ?

Comment Fidel Castro peut-il aujourd’hui ne pas être salué comme étant uniquement ce qu’il a été, c’est-à-dire un dictateur, un dictateur communiste, un dictateur sanguinaire ?
Pour quelle raison faudrait-il nous abstenir de notre jugement par rapport à Fidel Castro quand, au même moment, on condamne Bachar El Assad sans même tenir compte des multiples témoignages venant affirmer la nécessité du combat qu’il mène et malheureusement des morts qu’il fait ? Je vous invite par exemple à visionner la vidéo de Pierre le Corf.[1]

Que les choses soient claires, je n’ai aucune affinité personnelle pour Bacahr El Assad. J’entends simplement, de manière objective je l’espère, essayer de faire un parallèle entre la facilité avec laquelle on le condamne et les précautions que l’on prend pour souligner les aspects négatifs de « l’œuvre politique » ( !) de Fidel Castro…

Pour le premier, pas de précaution, pas d’interrogation, pas de recoupement, pas de recherche de certitudes ! Alors que les crimes, les emprisonnements, le gouvernement totalitaire du second pendant des décennies, seraient justifiés par sa guerre contre le capitalisme et l’impérialisme américain !

Car, si Bachar al-Assad était décédé, le Président de la République Française, et bien d’autres avec lui,  n’auraient-ils pas salué la disparition de ce chef d’État comme étant une libération pour son peuple de la même manière que l’on célébra la chute du colonel Kadhafi… or, l’un et l’autre, avaient, de l’avis unanime de grands spécialistes du Moyen-Orient, au moins le mérite d’avoir maintenu un minimum d’équilibre par rapport à l’islamisme radical dans un contexte très délicat et difficile.

Je suis certain que la France n’aurait pas envoyé de délégation pour les obsèques de Bachar al-Assad s’il était décédé et que si par impossible tel avait été le cas son représentant, qu’il fut Madame Ségolène Royal ou un autre, n’aurait certainement pas, comme pour Fidel Castro, affirmé qu’il lui fallait des preuves, des listes de prisonniers pour le condamner !

Ni Bachar El assad, ni Khadafi ne sont recommandables, mais excusez-moi, Fidel Castro n’a pour sa part objectivement aucune justification valable à faire valoir pour ses exactions, ses crimes et son gouvernement totalitaire…

Il suffit d’être allé à Cuba pour s’apercevoir et se rendre compte que ce pays est resté totalement arriéré, qu’il vit sous la terreur d’un pouvoir dictatorial, que la liberté religieuse n’y existe pas et que la démocratie y est inexistante.
Madame Ségolène Royal représentant officiellement la France à l’occasion des obsèques de Fidèle Castro a tenu des propos proprement hallucinants ; et lorsqu’elle a cherché à se justifier, elle a pris des précautions inacceptables pour expliquer qu’au moment du deuil il faut respecter l’homme et sa mémoire … 
Passe encore pour Mélenchon que son ami Cohn-Bendit a justement remis en place…

Madame Royal affirme avec autorité que nous n’avons simplement pas la même conception de la démocratie que Cuba, mais personne ne lui a seulement  posé la question de savoir comment Raul Castro le frère de Fidel a été désigné, et si elle se rappelait de la date des dernières élections à Cuba ?

Quelle est cette morale à géométrie variable ?

La réponse à la question se trouve dans le fait que le communisme n’est pas mort !

Malgré les dizaines de millions de morts qui ensanglantent son histoire le communisme reste encore auréolé de son combat pour la libération des peuples et la justice sociale ! Alors qu’il n’a su qu’asservir les peuples et fait triompher l’injustice partout où il est passé…

Ce communisme qui a toujours utilisé la vulgate des droits de l’homme et des principes démocratiques comme « laisser-passer idéologique », sans être récusé par ceux qui au nom des mêmes principes condamnent allègrement des chefs d’Etat, à l’image de Bachar El Assad et Vladimir Poutine, qui se mettent en travers de leurs visées expansionnistes ou d’intérêts géostratégiques….

Bachar El Assad et Fidèle Castro….deux hommes dont l’histoire dira un jour ce qu’il fallait objectivement penser de leur trace dans l’histoire ; mais quand ?










[1] https://www.youtube.com/watch?v=idBCO5ZqCQg

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Commentez cet article et choisissez "Nom/URL" ou Anonyme selon que vous souhaitez signer ou non votre commentaire.
Si vous choisissez de signer votre commentaire, choisissez Nom/URL. Seul le nom est un champ obligatoire.

Retrouvez mes anciens articles sur mon ancien blog