L’actualité de ce début d’année illustre le grand abandon dont la France et les français sont l'objet de la part de leur Etat.
Dissolution, voire effacement, de la souveraineté nationale.
Perte du sens des mots et des notions — jusqu’à celui de la vie et de la dignité humaine.
Fuite des élites devant leurs responsabilités.
Tout y est.
Mercosur : la souveraineté dissoute, abandonnée
Le cas Mercosur n’est pas un accident.
C’est un symptôme. Un révélateur de l'abandon extérieur.
Je l’ai déjà souvent évoqué : la crise du monde agricole et la disparition programmée de la paysannerie française constituent une alerte majeure.
À l’occasion du vote intervenu entre les chefs d’État européens, la France a exprimé son opposition, puis s’est soumise à la décision majoritaire.
Elle n’a plus la capacité de dire non.
De refuser ce qui est contraire à ses intérêts vitaux.
Le président de la République — dont nul n’ignore le tropisme ancien en faveur d’une souveraineté européenne substituée à la souveraineté nationale — a feint l’opposition en sachant pertinemment que le traité serait approuvé.
Il n’a pas choisi la politique de la chaise vide, pourtant inventée par son illustre prédécesseur précisément pour défendre l’agriculture française.
Or la souveraineté — notamment alimentaire et agricole — ne se décline pas.
Elle est.
L’événement est considérable.
Nous venons d’assister à l’un des renoncements historiques d’un chef d’État français face à des chefs d’État étrangers, sans que la force ni la contrainte ne l’y aient contraint ou seulement poussé.
Que ce renoncement s’opère sous couvert de l’imaginaire « souveraineté européenne » n’y change rien.
Il s’agit d’un basculement politique et institutionnel majeur.
Un grand renversement.
Un renoncement.
Un abandon.
Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de Nicolas Sarkozy, qui réintégra la France dans le commandement intégré de l’OTAN en 2007. Les deux font la paire…
Budget : la comédie de l’irresponsabilité
Le théâtre budgétaire illustre l'abandon intérieur.
Comment ne pas être accablé par le spectacle d’une classe politique qui — à l’exception de ses extrêmes — joue une comédie sans fin, s’écharpant à l’Assemblée nationale et au Sénat autour d’un budget toujours plus déficitaire ?
Ministres, députés et sénateurs se gargarisent de responsabilité, de stabilité, de gravité, tout en entérinant sans vergogne un déficit structurel révélant un manque d’exigence, de rigueur et de sens de la chose publique.
Ils ne manquent jamais de mots pour se dire responsables.
Ils n’ont jamais été aussi peu soucieux des exigences que cette responsabilité suppose.
Car la stabilité institutionnelle n’a de sens que si les hommes qui l’incarnent sont à la hauteur de la tâche — et de leur charge.
Fin de vie : le grand renversement
La loi sur la fin de vie illustre quant à elle l'abandon moral et éthique.
Elle doit être examinée par le Sénat le 28 janvier. Une majorité se dessine au Parlement en faveur du texte.
Nos députés et nos sénateurs échouent à dégager une majorité sur des textes qui devraient relever d’une relative unanimité — notamment lorsqu’il s’agit de réduire nos dépenses.
Mais ils parviennent par contre à s’unir dès lors qu’il s’agit d’attaquer la vie, de légaliser ce qui fut criminalisé depuis la nuit des temps et de relativiser la dignité humaine.
Les partis politiques institutionnels renvoient la décision à des arbitrages individuels, « en conscience ». Courage, fuyons!
Ils abandonnent ainsi à l’appréciation subjective des parlementaires la question de savoir s’il est légitime de porter atteinte à la vie et de définir les fondements mêmes de la vie en société.
Ce faisant, ils remettent en cause plus de deux mille ans d’anthropologie constante sur les notions de vie et de mort.
Et, comble du comble, à l’initiative du président de la République, cela se fait sous couvert d’une fraternité dénaturée et d’un prétendu progrès de l’humanité.
Nous sommes à fronts renversés.
Nous entrons de manière définitive dans un monde orwellien.
Les mots n’ont plus de sens.
Les notions fondamentales disparaissent, relativisées, dénaturées.
On abandonne à des majorités de circonstance la définition de l’un des principes les plus essentiels : la protection de la vie et la conception même que nous devons en avoir; celle de la dignité humaine.
Car — et c’est ici que l’absurdité se révèle pleinement — des fondamentaux ne peuvent, par nature, être relatifs.
Cette fragilisation de la vie humaine intervient alors même que nous célébrons, avec une émotion considérable, les obsèques de Brigitte Bardot, devenue l’incarnation de la défense de la cause animale et du combat contre l’euthanasie des animaux.
Le parallèle choquera sans doute.
Je l’assume.
Il est légitime de s’interroger sur ce paradoxe :
au moment même où nous cessons de faire de la vie humaine le socle inébranlable de la société, nous exaltons la dignité animale, érigée à un rang équivalent à la nôtre.
Cela n’est possible, là encore, que grâce à la confusion des mots et à la perte du sens des notions et des principes fondateurs.
Nous rechignons à distinguer l’homme de l’animal — distinction qui n’injurie pourtant ni l’un ni l’autre.
Cette inversion n’est pas seulement rhétorique.
Elle traduit une perte du sens moral. Elle illustre et confirme l'abandon moral des français par l'Etat.
Conclusion
Ces abandons extérieur, intérieur et moral relèvent d’un même mouvement nourri de renoncement, de déliquescence, de trahison.
L’État brade la souveraineté française et abandonne ses paysans et son agriculture sur l’autel de l’idéologie du marché libre.
Le gouvernement et le Parlement incarnent l’irresponsabilité tout en se targuant de leur prétendu sens de l’intérêt national.
Lâchement — et au prix du mensonge — le Parlement, poussé par le président de la République, abandonne la vie humaine comme référence ultime et comme clé de voûte de l’édifice social commun.
Triple renoncement, triple abandon.
Et le président de la République voudrait que l’année 2026 soit « utile »…
Vivement 2027.

Macron, grand contribuer à l'établissement d'une dictature orwellienne...!!??
RépondreSupprimerTout à fait exact ! Nous sommes arrivés à une situation dramatique à cause de l’inconscience et de la bêtise de nos politiciens !
RépondreSupprimerDepuis 50 and on a refusé d'apprendre aux enfants à penser et réfléchir, et tout ce qu'il y a avec... maintenant les enfants sont grands, ils sont ministres ou sénateurs, ils "dirigent"... mais ne savent pas vers où, ni comment.
RépondreSupprimerRassurons-nous : la création du Haut commissariat à la diversité et aux diasporas est annoncée !
RépondreSupprimerDes lâches !
RépondreSupprimerIls sont antifrançais
Le macronisme ,sans colonne vertébrale, tel un ver de terre rampant ,dissimulé, est venu détruire, par la racine, la belle espérance française
Chassons les ,et leurs supplétifs, dès que possible...en mars